De la contention à la contenance,
comment penser le soin ?
Qu’un même terme décrive le
sanglage d’un patient, la prise d’un traitement sédatif contre son gré ou non,
l’isolement, un massage, une activité conte, une séance de punching-ball dans
la salle de musculation, un match de foot, une promenade dans le parc de
l’hôpital ou un entretien de recadrage ne peut que nous interroger.
Il s’agit dans tous les cas de
contenir un patient. On peut certes distinguer les contentions qui vont de soi
et celles qui ne vont pas de soi, celles qui suscitent culpabilité et
ambivalence chez les soignants et celles dont on peut parler, sur lesquelles on
peut communiquer. Le risque est de donner à penser qu’existerait ainsi un
continuum qui irait du plus consensuel au plus conflictuel, du plus légitime au
plus controversé. On passerait insensiblement selon les aléas de la prise en
charge du service portes fermées à l’isolement et de l’isolement aux sangles,
l’échec des mesures de contention « vénielles » amenant à une escalade
coercitive. Il n’y aurait pas de différence de nature uniquement des
différences de degré.
Accompagner un patient taper
dans un sac de sable pour l’amener à réguler son agressivité n’est pas la même
chose qu’attacher ce même patient. C’est une évidence qu’il faut sans cesse
rappeler. Dans le premier cas, le patient est un sujet, dans le second il
deviendrait objet de soins, totalement dépendant des soignants quelle que soit
leur sollicitude et leur disponibilité. Attacher quelqu’un est un acte grave.
Mesure d’exception répondant à une violence exceptionnelle cette forme extrême
de limite n’a pas à s’inscrire d’emblée dans un continuum. Elle l’a d’autant
moins qu’elle signe les limites de la fonction « conteneur »* des soignants. Est-ce précisément parce qu’ils
n’arrivent pas ou plus à être contenants que les soignants vont isoler ou
attacher le patient ? Autant de questions à nous poser pour évaluer
L’association Serpsy vous
invite à réfléchir autour d’un sujet qui prête à polémique : comment
pourrions-nous être de meilleurs conteneurs ?
Auditorium - CH Montperrin –
Aix-en-Provence
Le 11 février 2011 de 9.00 à 17.00
Inscription gratuite mais
obligatoire du fait des places limitées (100 places) au 06.87.37.20.09 et/ou
par Fax au 04.42.16.17.88.
Serpsypaca - Centre
Hospitalier Montperrin – Secteur 20 – 109, avenue du Petit Barthélémy 13090 Aix-en-Provence.
Numéro de formation :
11940521594