ASCISM

ASSOCIATION
des
CADRES et INFIRMIERS
EN SANTE MENTALE
Compte rendu de la manifestation du 18 Octobre.
Suite à la manifestation du
18 octobre dernier, une délégation composée de l'ascism, la cni, l'anfiide,
sud-santé (dont un représentant de l'hôpital Marchand à Toulouse), du SPH,
du SPEP, du CASP (Comité d'Action Syndical de la Psychiatrie, réprésentant 6
syndicats de psychiatres) et de Médipsy a été reçue pendant près de 2h par
Mme Scandella (DHOS), Mr Braichet ( Direction Générale de la Santé,
responsable de la formation des para médicaux) et Mme Cuvillier Chef de
bureau, responsable du bureau "psychiatrie" à la DGS.
Chacun s'est exprimé sur la situation du travail infirmier en psychiatrie et
sur les principales revendications faisant l'objet du mouvement.
La nécessité de mise en place d'une spécialisation est considérée comme
indispensable par tous les présents, exceptée la Fédération Sud Santé qui
émet des réserves sur le risque de n'avoir que quelques infirmiers
spécialisés par unités de soins qui seraient alors considérés comme l'élite
au détriment des autres infirmiers.
Le ministère ne se prononce pas sur la question mais nous indique clairement
être d'accord avec la nécessité d'une formation complémentaire pour les
soins infirmiers en psychiatrie, ce qui semble être un consensus pour les
pouvoirs publics.
Concernant la rémunération, l'ascism a officiellement demandé la mise en
place d'une NBI pour l'ensemble des infirmiers qui travaillent en
psychiatrie.
Quant au manque d'effectifs, on nous a "aimablement" renvoyé à
l'augmentation des quotas dans les IFSI et au futur recrutement de 45000
postes pour la santé.
Les représentants du ministère de la santé ont à leur habitude pris beaucoup
de notes à propos de nos interventions en nous donnant la garantie d'une
transmission rapide de ces commentaires au cabinet du ministre.
Concrêtement, 2 point sont à peu près acquis: d'une part une formation
complémentaire postérieure au Diplôme d'Etat, d'autre part la mise en place
d'un groupe de travail à court terme sur la question de la spécialisation.
Néanmoins ceci est dépendant de la communication de B. Kouchner en conseil
des ministres à propos des orientations en matière de santé mentale pour les
prochaines années. Nous devrions avoir le contenu de cette présentation dans
les prochains jours, contenu qui déterminera en partie la suite à donner à
notre mouvement.
Il est d'ores et déjà prévu d'organiser une rencontre officielle des
organisations professionnelles infirmières avec l'intersyndicale des
psychiatres afin de mener de front et en partenariat la bataille de la
formation , de la rémunération et des effectifs.
Nous avions indiqué que le 18 octobre n'était que le début de ce mouvement.
Celà est plus que jamais réaffirmé dans l'attente très vigilante de la
communication du ministre concernant la prise en compte de nos difficultés.