COMMUNIQUE DE PRESSE COMMUN

CGT Santé Action Sociale - CFDT Santé Sociaux H CFTC Santé et Sociaux -
FO Services Publics et de Santé - SNICS FSU - SUD Santé Sociaux - UNSA
Santé Sociaux

Plus que jamais engagés…
Pour l’abrogation des Ordres professionnels

L’intersyndicale, CGT, FO, CFDT, CFTC, Snics/FSU, Sud, Unsa Santé,
constate que la campagne qu’elle mène depuis
plusieurs mois porte enfin ses fruits. Les salariés se sont reconnus,
ils n’ont pas répondu aux sirènes des ordres. Ils sont
dorénavant soudés face à l’attaque à laquelle ils sont confrontés.
Les véritables enjeux des ordres professionnels sont dorénavant mesurés,
c’est pour cela qu’ils demandent l’abrogation de
ces structures.

Une écrasante majorité de professionnels Infirmiers, Masseurs
Kinésithérapeutes, pédicures-podologues et infirmiers
continue de refuser de s’inscrire et/ou de se plier aux pressions. Ces
pressions continuent de s’exercer soit directement par
l’ordre, soit par des directions d’établissement qui s’en font le
porte-parole. Parfois même certaines DDASS outrepassent
leur mission en demandant aux jeunes diplômés venant s’inscrire au
registre ADELI, de remplir leur dossier d’inscription
à l’Ordre et même de leur verser les cotisations correspondantes.
L’intersyndicale continue de dénoncer ces pratiques,
proches du harcèlement, et ne cédera pas la bataille contre les Ordres.

L’intersyndicale se félicite du travail réalisé depuis plusieurs mois
puisque des Députés UMP, jusque là silencieux,
commencent à se questionner sur l’utilité de cette structure.
L’intersyndicale entend poursuivre sa campagne d’informations. Elle
invite les professionnels à rencontrer les
parlementaires dans le cadre de leurs permanences politiques.
Ce sont les seuls à pouvoir présenter une nouvelle loi abrogeant les
ordres professionnels.
Il ne suffit pas de le dire, mais maintenant il est urgent d’agir…

L’intersyndicale va demander à rencontrer le Président de l’Assemblée
Nationale, M. ACCOYER.

Les professionnels doivent continuer à boycotter les ordres malgré les
tentatives d’intimidation. Leurs droits face à la Loi
doivent être réaffirmés.

Ils exigent :
• des moyens pour remplir leurs missions,
• des effectifs supplémentaires pour améliorer leurs conditions de
travail et les conditions de prise en charge des
patients,
• une réelle revalorisation salariale qui reconnaisse leur qualification
et leurs responsabilités
• la reconnaissance de la pénibilité.

Paris, le 15 février 2010